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LA CAISSE UNIQUE

Unknown

Le peuple a déjà refusé en 2003 et en 2007 le principe de caisse unique. Et les statistiques lui donnent raison puisque selon celles de l’OCDE, les pays appliquant un système national de santé voient les coûts de la santé augmenter. On ne résoudra dès lors pas le problème de l’augmentation des primes par l’intermédiaire de la caisse unique. C’est en saisissant le problème dans l’autre sens qu’on parviendra à permettre aux assurés de bénéficier d’une assurance de qualité sans être noyés sous les dettes.

Les partisans de l’initiative ne cessent de s’attaquer à la concurrence entre les compagnies d’assurance alors que les opposants cherchent des solutions pour maîtriser les coûts de la santé. La concurrence présente effectivement certaines lacunes, qu’on devra régler par l’intermédiaire de mesures de contrôle, mais elle est surtout source d’une meilleure efficience et d’une motivation à l’innovation, ce qui n’est pas le cas sur un marché monopolistique. Quant aux frais d’administration, ils sont bien moins élevés que pour d’autres assurances sociales. Selon les statistiques 2011 de l’Office fédéral des assurances sociales, ces frais se montent à 5.4% des dépenses de l’assurance obligatoire des soins, alors qu’ils s’élèvent à 11.3% pour l’assurance-accidents, ou encore 9% pour l’assurance-chômage. De plus, cette analyse est partielle puisqu’en cas d’institution par la Confédération d’une caisse publique nationale, de lourdes charges de restructuration sont également à prendre en compte. Et ce n’est pas une restructuration insignifiante puisqu’elle touche 62 compagnies d’assurances dans lesquelles pas moins de 12’219 employés travaillent. Bien entendu, il ne s’agit pas d’une disparition de ces emplois mais la réduction de l’activité de ces compagnies aura un impact non-négligeable sur les employés et sur la société en générale.

Quant au contre-projet mis en consultation récemment par le Conseil fédéral, il n’est rien de moins qu’une voie de contournement menant à la caisse unique. Le système de réassurance proposé va dans le sens de l’initiative et représente une caisse unique partielle qui ne fera qu’augmenter les primes des assurés puisqu’il y a aura sans nul doute une hausse de la bureaucratie pour assurer le fonctionnement d’un tel système. On sait que 40% de la population n’occasionnent aucun frais à la charge de l’assurance obligatoire des soins. Par contre, 10% de la population génèrent près de 70% des frais. Impliquer davantage les assurés dans ce système solidaire alors que certains ne parviennent déjà plus à payer leur prime ne fera qu’augmenter le taux de fraude à l’assurance et l’indignation au sein de la population. Nous devons d’abord maîtriser les coûts de la santé et ensuite nous pourrons appliquer un système dans lequel tout un chacun participe. Le second levier proposé consiste à séparer l’assurance obligatoire des assurances complémentaires. On retrouvera alors indéniablement une augmentation bureaucratique pour créer des barrières nécessaires à la protection des informations. A cela, s’ajoute le fait que les caisses maladie touchées se verront limitées dans leur possibilité de réaliser des économies d’échelle puisqu’elles devront passer par une séparation juridique de leurs activités. Voilà déjà quelques conséquences du contre-projet qui auront pour seul effet une augmentation des charges pour l’assuré sans aucun impact sur la qualité des soins.

VOTATIONS DU 9 JUIN 2013

drapeau-suisse

NON A L’ÉLECTION DU CONSEIL FÉDÉRAL PAR LE PEUPLE

La démocratie est une de nos forces, tout comme le fédéralisme d’ailleurs. L’augmenter est évidemment tentant mais appliquée pour l’élection du Conseil fédéral, la démocratie directe ne porterait-elle pas préjudice à l’indépendance des cantons ? Elle pourrait causer l’inégalité entre des cantons, dont la taille, et donc la force de représentation sont différentes. Les minorités se verront alors écrasées par des décisions prises par d’autres dans un pays qui se dit démocratique.

Un pays qui se veut également stable et durable. Contrairement aux campagne de nos chers voisins, qui sont elles garnies de belles promesses électorales, les campagnes au Conseil fédérale sont à notre image, discrètes et modestes. L’élection n’est pas moins démunie de légitimité, puisque les parlementaires qui élisent nos 7 sages sont eux soumis à l’examen populaire. Avec conscience, nous donnons la responsabilité de ce choix à des citoyens que nous avons nous-mêmes élus et que nous estimons à même de prendre des décisions dans notre intérêt.

Des décisions qui sont d’ailleurs parfois bien éloignées de notre quotidien et dont l’attrait se mesure par la participation populaire lors des votations fédérales.  Les dernières en date ont mobilisé 44% des fribourgeoises et fribourgeois alors que lors des précédentes, nous n’étions que 30% à nous déplacer. Des chiffres qui ne prouvent en rien notre manque d’intérêt mais appellent à réfléchir sur la volonté populaire à se positionner sur des sujets fédéraux alors que les décisions qui nous touchent d’abord, sont les décisions cantonales.

OUI A LA MODIFICATION DE LA LOI SUR L’ASILE

Qu’on la pratique ou non, la vraie tradition est celle qui s’adapte de génération en génération pour traverser les siècles, celle que nous respectons parce qu’elle est ancrée dans notre histoire, celle qui correspond à nos valeurs, sans toutefois les menacer.

La tradition humanitaire en fait partie. Nous sommes d’abord venu en aide aux personnes persécutées en raison de leurs convictions religieuses, puis aux réfugiés politiques, avant d’accueillir des réfugiés ethniques ou encore militaires. La tradition a évolué, s’est adaptée en fonction des besoins et aujourd’hui, c’est le printemps arabe et la crise qui font fuir les peuples.

Personne ne souhaiterait être dans l’obligation de fuir son pays et l’accueil des plus démunis me semble être une évidence mais la tradition a ses limites au moment où elle menace nos richesses, notre sécurité ou encore notre emploi.

Et si l’asile fait parti des sujets les plus préoccupants aux yeux des suisses, ce n’est pas par déni d’une tradition humanitaire, c’est par attache à cette tradition. Adapter le système qui permet sa pérennité symbolise notre engagement envers les autres. Pour que cette tradition reste une richesse et ne devienne pas un fardeau, je voterai oui à la révision de la loi sur l’asile le 9 juin prochain.

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